Exposition de Serge Deleu à l'UPP

"J’ignorais tout de Saint-Louis, ancienne capitale de l’Afrique Occidentale Française, l’ensemble des ex-colonies françaises situées en Afrique de l’Ouest, jusqu’au jour où mon cousin diplomate y fut nommé consul de France.

Au milieu des années 90, quel choc de découvrir cette ville totalement atypique, vieille belle au charme fou.

Autrefois, une architecture coloniale parfaite avec ses murs épais, ses arcades, ses balcons. Aujourd’hui, une ville/village qui grouille d’une vie simple, souriante, joyeuse et des rides qui lui vont si bien.

Cette ville si attachante, je ne l’ai jamais quittée, y ai lié de profondes amitiés et m’y suis rendu de nombreuses fois.

Saint-Louis se situe au nord-ouest du pays, à l’embouchure du fleuve Sénégal, près de la frontière avec la Mauritanie. L’activité de pêche, pratiquée traditionnellement depuis de grandes barques en bois, y est l’une des plus importantes de l’Afrique.

La ville a été classée au patrimoine de l’Unesco en 2000."

Exposition jusqu’au 27 mai 2022

Galerie de l’UPP

11 rue de Belzunce

75010 Paris

Du lundi au vendredi, de 10h à 13h et de 14h à 18h

https://www.upp.photo/fr/

 


Le destin des Hommes de Gérard Rancinan

Jusqu'au 24 juillet prochain, le Prieuré de Vivoin dans la Sarthe, à quelques kilomètres du Mans, accueille l'exposition du duo d'artistes français Gérard Rancinan et Caroline Gaudriault, intitulée "Le destin des Hommes". Ce projet réunit une trentaine de photos, ainsi que des textes de calligraphies de Caroline Gaudriault – auteur, essayiste et collaboratrice du photographe –, des installations, des films et un retable unique au monde de 1m80 de haut et 6m50 de large. Connu pour leur radioscopie détaillée d'une société consumériste, prise dans les contradictions de ses désirs de progrès, dépassée par l'accélération et l'instantanéité, le duo d'artistes prend cette fois-ci de la hauteur et regarde ses contemporains, non plus à travers leurs actes mais à travers leurs choix, qui déterminent le sens de leur Histoire. Cette exposition, créée uniquement pour ce lieu, propose un voyage dans la transcendance, une réflexion sur la transmission et l’élévation de l’Homme, toujours désireux de s’émanciper, de dépasser ses limites et progresser.

 

"Cette exposition ne donnera aucune réponse, elle sera une sorte de labyrinthe dans lequel chaque visiteur cherchera la sortie." Gérard Rancinan

Exposition jusqu'au 24 juillet 2022

Prieuré de Vivoin

1 Place des tilleuls

72170 Vivoin

Visite libre du mercredi au dimanche, de 14h à 18h

Visites guidées les matins, de 10h à 12h

https://prieure-de-vivoin.fr/

 


Les indomptables - Photographies ukrainiennes

© Olga Drozd
© Olga Drozd

Dans le cadre du « Printemps ukrainien », le Centre culturel d’Ukraine en France présente jusqu’au 9 mai prochain, « Les indomptables », une exposition d’œuvres photographiques de jeunes et talentueux photographes ukrainiens restés dans leur pays pour témoigner de la guerre. Des œuvres qui fixent pour toujours, cette réalité imposée.

 

Olga Drozd et sa série « Merci pour une journée de plus » ; Sergiy Illy avec « Stand with Ukraine » ; Maxim Dondyuk, Mikhail Palinchak, Serhiy Hudak, Andrij Bojarov ou l’incontournable Alexander Glyadyelov, l’un des principaux photographes documentaires d’Ukraine ; tous continuent à exercer leur métier à l’arrière et en première ligne, combinant la photographie avec les activités nécessaires au pays en cette période de guerre. Au nom de leur pays, de l’injustice, de l’indépendance, de la démocratie, ils sont là tapis dans des bunkers, aveuglés par la lumière du jour ; engagés comme volontaires, impliqués dans les unités de défense territoriale, ou combattants de première ligne pour révéler au monde, ce qu’on leur fait subir. Pour tous en Ukraine, rester est prendre un risque, mais le prix à payer d’une démocratie à venir.

Infos pratiques :

Exposition jusqu’au 9 mai 2022

Centre Culturel d’Ukraine en France

22 avenue de Messine – 75008 Paris

 


Exposition / conférence d'Eric Weytens

L’exposition « Qui suis-je ? Eric Weytens, photographe » présentera une sélection de photos retraçant le parcours photographique d’Eric Weytens, avec deux accrochages prévus. Dans le cadre de cet événement, le photographe fera une conférence le vendredi 1er avril, expliquant son parcours et son approche photographique, qui sera suivie d’un échange.

 

Tour à tour photographe de presse, portraitiste, paysagiste, spécialiste du nu, photographe commercial, Eric Weytens est avant tout un artisan vouant une véritable passion à la belle image. Artiste primé par d’innombrables médailles et nominations dans des concours internationaux prestigieux, il a plusieurs expositions à son actif, en Belgique, en France et en Allemagne.

 

Il a su développer au fil du temps un style poétique tout à fait inimitable, fait de lumières parfaitement maîtrisées, de cadrages au cordeau, et surtout d’une vision unique du monde. Mais au delà de la technique, sa démarche consiste plus fondamentalement à jongler avec les images comme d’autres jonglent avec les mots, afin de traduire des tranches de vies et figer le présent en un moment d’éternité…

Infos pratiques :

Jeudi 31 mars : vernissage et premier accrochage, de 18h30 à 21h30

Vendredi 1er avril : conférence, de 18h30 à 21h30

Samedi 2 avril : deuxième accrochage et finissage, de 18h30 à 21h30

 

Chez Bal d’Art

Rue Saint-Henri 61

1200 Woluwé-Saint-Lambert

Belgique

 

www.ericweytens.com

 


Vietnam, le pays d'où je viens, une exposition de Quyên Ngo-Dinh-Phü

Cette exposition photographique est extraite, en partie, du livre éponyme paru en novembre 2018 (Éd. du Coureur de grèves) et illustre le roman de Quyên Ngo-Dinh-Phü : Sur un pont entre deux rives (Éd. Le Lys Bleu) paru en 2021.

 

« Tout comme le livre, cette exposition relate mon histoire. Celle d’un eurasien qui a pris conscience tardivement mais avec force, de l’appel de son autre culture, de son autre pays. Mélange de l’Histoire de deux pays, de deux cultures, pour un destin unique qui ne peut se satisfaire d’un seul sans être schizophrène… D’un continent à l’autre, difficile exercice d’équilibre pour pouvoir vivre sans être écartelé, déchiré, mais heureux de vivre tout simplement.

Après un premier voyage en 1989, il m’aura fallu attendre plus de 26 années, pour reprendre le chemin du Vietnam. Le temps nécessaire, sans doute, pour pouvoir affronter et accepter, enfin, cette dualité d’être métis. Une longue quête à la recherche de mes origines, au fil de différents voyages, de rencontres, de doutes, pour enfin parvenir à la récompense suprême avec la découverte du lieu où a vécu mon père et sa famille.

A travers mon histoire, je vous propose une découverte de « mon Vietnam », pays de contrastes, de couleurs, de paradoxes. Un pays où se côtoient, au quotidien, modernisme et tradition. Et que dire de ses habitants, de leurs sourires, de leur accueil, de leur hospitalité et de leur optimisme ! Résolument tournés vers demain, ils trouvent toujours une solution là où nous voyons un problème.

Aujourd’hui, je partage mon temps entre la Bretagne que j’aime depuis de longues années et le Vietnam que je découvre un peu plus à chacun de mes voyages. Pays que je fais découvrir aux photographes voyageurs qui m’accompagnent parfois. »

 

Exposition du 23 avril au 8 mai 2022

Librairie Babelle, la Boutik à Boukins

1 rue du 8 mai 1945 – 22580 Plouha

Du mardi au dimanche, de 10h à 14h et de 16h à 18h

Le jeudi, de 10h à 14h

 

Rencontre et dédicace avec Quyên Ngo-Dinh-Phü le 22 avril à 17h30.

 


Exposition d'Henri Cartier-Bresson au Musée Carnavalet

Pour sa première exposition après réouverture, le musée Carnavalet – Histoire de Paris s’associe avec la Fondation Henri Cartier-Bresson pour mettre en lumière l’importance de Paris dans la vie et l’œuvre d’Henri Cartier-Bresson, l’un des plus grands photographes français du XXe siècle. Le musée revisite les liens tissés par l’artiste avec une ville où il a toujours habité et qui l’a nourri artistiquement.

 

Après des débuts marqués par l’influence du photographe Eugène Atget et des artistes surréalistes, Cartier-Bresson se découvre voyageur au long cours, avec Paris comme port d’attache. Dans cette ville, qu’il ne cesse de redécouvrir, c’est d’abord l’être humain qui l’intéresse. Il le saisit dans la rue ou à l’occasion de rencontres. Il témoigne aussi de grands événements d’actualité comme la Libération de Paris en août 1944 et Mai 68. Il gagne, dès qu’il le peut, les lieux de manifestations.

 

À Paris, comme ailleurs, son appareil photo ne le quitte pas. Photographier est une respiration, une affirmation, une protestation parfois. Ses images parisiennes qui figurent en bonne place dans son œuvre, témoignent de ses errances, mais sont également prises dans le cadre de reportages et commandes souvent méconnues pour la presse internationale – Cartier-Bresson n’en retient généralement qu’une image dans ses livres et expositions. Cette mosaïque définit un flâneur particulièrement attiré par les quais de la Seine et le Paris des marges.

 

Fruit d’un travail de recherche de plusieurs années, l’exposition présente des tirages originaux dont une trentaine d’inédits, des publications, ainsi que des enregistrements audiovisuels de l’artiste. Les photographies sont issues pour majorité des collections du musée Carnavalet et de la Fondation Henri Cartier-Bresson. Conçu conjointement par les deux institutions, ce projet résonne avec l’exposition Eugène Atget – Voir Paris présentée à la Fondation HCB et réalisée à partir des collections du musée Carnavalet.

Exposition du 15 juin au 31 octobre 2021

Musée Carnavalet - Histoire de Paris

23 rue de Sévigné - 75003 Paris

Du mardi au dimanche, de 10h à 18h

www.carnavalet.paris.fr

 


Exposition de Daniel Henri Feuillade

Jusqu’au 31 juillet prochain, Daniel-Henri Feuillade expose dans son Atelier-Galerie une série de photographies argentiques sur papier baryté de « Paysages Remarquables » de diverses régions de nos provinces.

 

Alors que la plupart des musées et centres culturels sont fermés, que les festivals sont annulés, il est une opportunité de pouvoir admirer des œuvres d’auteur originales sur un support matériel pérenne et éprouver de réelles émotions.

Exposition jusqu’au 31 juillet 2020

Atelier Galerie Daniel Henri Feuillade

7 rue de l’Eglise

28190 Saint Arnoult des Bois

Tél : 02 37 22 38 06

www.danielhenrifeuilladephoto.com

 

Tous les jours, de 14h à 19h et le matin sur rdv (dans le respect des gestes barrières contre le Covid-19).

 


Contes photographiques à la Maison des Arts d’Antony

Il existe aujourd’hui dans la photographie française une réelle inclination pour la création d’œuvres narratives présentant des affinités plus ou moins directes avec les mondes de la littérature, du théâtre et du cinéma. Ces photographies emportent le spectateur dans des histoires plus ou moins imaginaires et particulièrement détaillées. On appelle parfois cette tendance photographique le storytelling, du terme anglais signifiant "narration" ou "conte". Les univers photographiques de Nicolas Henry et de Michel Lagarde, présentés à la Maison des Arts d’Antony, participent pleinement à ce mouvement artistique.

 

Tous deux issus du spectacle vivant (décor, scénographie, éclairage), ils impriment à leurs créations une méthode de travail et une touche caractéristiques, entre réalité et fiction, un souci de la mise en scène extrêmement minutieux et précis, une attention particulière au rôle de la lumière. Leurs micro-fictions happent complètement le spectateur dans des récits condensés en une seule image percutante rivalisant ainsi avec la grande peinture.

 

Nicolas Henry travaille en extérieur et en couleurs, sur des thématiques inspirées directement de la vie réelle, dans des œuvres monumentales, théâtrales et poignantes faisant appel à toute une foule de figurants. Alors que Michel Lagarde préfère élaborer en studio des photomontages, privilégiant le noir et blanc, pour traiter des scènes tirées de mondes imaginaires dans lesquelles il incarne tour à tour un ou plusieurs personnages, dans un style alliant savamment l’autodérision et le burlesque.

 

Les contes photographiques de Nicolas Henry comme ceux de Michel Lagarde illustrent ainsi à merveille la fameuse phrase imaginée par William Shakespeare dans la dernière scène de l’acte II de la pièce Comme il vous plaira : « Le monde entier est un théâtre et, tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs (...) ».

Exposition du 18 mars au 17 mai 2020

Maison des Arts – Parc Bourdeau

20 rue Velpeau – 92160 Antony

Du mardi au vendredi, de 12h à 19h

Samedi et dimanche, de 14h à 19h

Entrée libre

www.ville-antony.fr/maison-des-arts

 


René Maltête à l'Espace Photo du Perche

L'Espace Photo du Perche à Bellême présente sa nouvelle exposition, René Maltête, un humoriste au regard photosensible, du 14 mars au 9 mai prochain.

 

« Un photographe assez atypique ! Anarchiste, anti-conformiste, non-violent, anti-militariste, pacifiste. Pas de sécurité sociale, pas de patron, pas de retraite, pas de contraintes : un mode de vie assez difficile à vivre pour les proches... » c’est Robin Maltête qui présente ainsi son père.

 

Photographe vagabond, poète, humoriste, écologiste avant l'heure, René Maltête aurait fêté ses 90 ans le 8 mai prochain. Photographe discret aux photos très connues, souvent bien plus que lui-même, il avait le talent de piéger avec son objectif des situations insolites de notre vie quotidienne. Drôles, poétiques, tendres, ses photos ont été publiées dans la presse du monde entier et de nombreuses expositions et cartes postales ont contribué à populariser son œuvre. Photographe incontournable de la photo de rue, son travail est un formidable remède contre l’ennui.

 

 

Exposition du 14 mars au 9 mai 2020

Espace Photo du Perche

9 rue ville close – 61130 Bellême

Du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h30

 


Trois expositions du collectif « Photographes des 3 îles »

1ère exposition :

Pour les 50 ans du club, les Photographes des 3 îles exposent, du 14 au 29 mars 2020, une trentaine de photographies sur grands panneaux en extérieur, à Saint-Sébastien sur Loire (allée de la Gare d’Anjou) et dans le même temps, à la Gare d’Anjou (rue Jean Macé) – ouverture du mardi au dimanche, de 15h à 18h30 et le mardi matin, de 10h à 12h.

 

2e exposition :

Roger Coutin expose 50 ans de photographies à l’Hôtel de Ville (place Marcellin Verbe) à Saint-Sébastien sur Loire, du 14 au 29 mars 2020 – ouverture du mardi au dimanche, de 9h à 18h30, sauf le samedi après-midi.

 

3e exposition :

Pour les 50 ans du club, les Photographes des 3 îles exposent, du 4 au 30 avril 2020, une centaine de photographies au Temple du Goût, 30 Rue Kervégan à Nantes – ouverture du mercredi au vendredi, de 12h30 à 19h, le samedi de 10h à 19h et le dimanche de 15h à 19h.

 

Pour plus d’informations : www.photographesdes3iles.com

 


Antanas Sutkus à la Galerie Liza Fetissova

La galerie Liza Fetissova (anciennement Russiantearoom Gallery) présente Je t’aime, l’exposition du lituanien Antanas Sutkus, grand maître de la photographie humaniste, en partenariat avec la Galerie Durev Events.

 

Antanas Sutkus (né en 1939) captait l’amour à la fois en tant qu’homme, humaniste, photographe, patriote. Son pays natal, sa Lituanie et son peuple fier et résistant à l’invasion soviétique, lui ont inspiré tant d’amour, que chaque image le respire, l’irradie... En donne. A cette époque où toutes les images produites sur le territoire de l’URSS étaient celles de la propagande, directe ou indirecte, où les photographes s’autocensuraient, toute parole visuelle honnête était un exploit, un acte courageux.
 Et plus l’image était photographiquement et humainement vraie et juste, libre de toute contrainte politique, d’arrière pensée, de soumission à la pression du pouvoir... Plus le message d’amour était fort.

 

Les photos d’Antanas Sutkus, non posées, non mises en scène, sont des portraits de gens concrets, de connaissances de l’artiste ou d’inconnus, rencontrés dans la rue, mais elles sont aussi avant tout des symboles intemporels.

 

Exposition jusqu’au 29 mars 2020

Galerie Liza Fetissova

www.lizafetissova.com

 


Jean-Pierre Laffont à la Galerie de l’Instant

Au milieu des années 60, Jean-Pierre Laffont s’installe à New York et entame une carrière de photojournaliste. Il devient bientôt le correspondant aux Etats-Unis de la célèbre agence Gamma. Il photographie ainsi la vie américaine, tout comme les stars françaises de l’époque visitant la Grande Pomme : Yves Montand, Charles Aznavour, Brigitte Bardot, Françoise Hardy ou Sylvie Vartan.

 

Dans les tumultueuses années 70, il est, avec sa femme Éliane, membre fondateur des agences Gamma USA et Sygma Photo News qui deviendra le chef de file des agences de presse. Ils couvrent ainsi le monde de la politique, les mouvements libertaires de cette décennie, mais aussi la vie culturelle et sociale du pays.

 

Cette seconde exposition à la Galerie de l’Instant, consacrée à ces années new yorkaises, privilégie son rapport aux artistes français et internationaux. « A l’époque, et à la demande de Monique Kouznetzoff, rédactrice en chef du People à Paris, j’accompagnais les vedettes françaises de passage à New York, ma ville. Vous n’étiez alors personne si vous n’étiez pas passé par New York. » Jean-Pierre Laffont amenait ces vedettes de la chanson et du cinéma dans des coins de New York échappant aux circuits touristiques habituels. La ville était son studio et il y improvisait ses reportages.

 

Témoin privilégié et complice de ces vedettes, il partage ces instants magiques, sa passion de l’image et nous fait voyager aux côtés de ces stars, sans mise en scène et sans barrière.

 

Exposition du 6 mars au 28 avril 2020

Galerie de l’Instant

46 rue de Poitou – Paris 75003

www.lagaleriedelinstant.com

 


Deux expositions à la Fondation HCB

Deux femmes photographes, deux approches, deux époques, deux usages, sensibles à des quotidiens sans tapage. Marie Bovo et Martine Franck ouvrent à la Fondation ces années 20 de la photographie, avec des sélections inédites reflétant leurs préoccupations au long cours.

 

Le travail de Marie Bovo s’organise en séries qui fixent un temps lent, patient, différent de celui de la perception immédiate. De la nuit, grâce à un temps d’exposition prolongée, Marie Bovo tire une lumière très particulière, entre chien 
et loup, qui est à la fois mélancolique et vibrante. L’exposition Nocturnes présente 35 tirages de grand format de cinq séries différentes, ainsi que deux films.

 

La Fondation consacre la galerie dédiée à ses Collections aux portraits de Martine Franck. « Le portrait me passionne. C’est toujours une nouvelle rencontre. Avant la prise de vue, j’ai le trac, puis peu à peu les langues se délient et on fait connaissance... Ce que je cherche à capter c’est la lumière dans l’œil, les gestes, un moment d’écoute ou de concentration – lorsque précisément le modèle ne parle pas. » 

 

En 2020, forte du bilan positif de l’ouverture dans le Marais, la Fondation HCB continue sur sa lancée avec la mise en place d’un programme de développement. Chaque cycle d’exposition est désormais accompagné d’événements qui viennent densifier une programmation exigeante.

 

 

Expositions jusqu’au 17 mai 2020

Fondation Henri Cartier-Bresson

79 rue des Archives – 75003 Paris

Du mardi au dimanche, de 11h à 19h

Tarif plein : 9 € / Tarif réduit : 5 €

www.henricartierbresson.org

 


Elina Brotherus au Musée de Bastia

Le Centre Méditerranéen de la Photographie présente l’exposition Sebaldiana. Memento mori d’Elina Brotherus, résultat d’une commande photographique, au musée de Bastia, du 20 février eu 22 mars prochain.

 

La photographe finlandaise s’est beaucoup inspirée des écrits sur la Corse de W. G. Sebald – « écrivain unique et difficilement classable : entre essayiste, romancier et historien, il est érudit sans être ennuyeux, poétique sans sentimentalisme » comme elle le décrit – pour créer les photos réunies dans cette exposition. « Sebald est devenu mon guide pour la Corse. Je me suis rendue aux endroits dont il parle : la forêt d’Aïtone et le massif de Bavella ; l’hôtel, la plage et le cimetière de Piana ainsi que son arrière-pays avec ses roches sculptées » explique Elina Brotherus.

 

Ses œuvres font partie de prestigieuses collections publiques : centre Pompidou et centre national des arts plastiques en France, Fondation Kadist à Paris, Hasselblad Center à Göteborg, Kiasma Museum of Contemporary Art à Helsinki et Moderna Museet à Stockholm, Saatchi Collection, London and MAXXI, Rome. Elle a été récompensée par plusieurs prix, dont le Prix Niépce en France (2005) et le Prix national de la photographie en Finlande (2008). Elle a remporté le prix Carte blanche PMU, France, en 2017.

 

Exposition du 20 février au 22 mars 2020

Musée de Bastia – Palais des Gouverneurs

Place du donjon – La Citadelle – 20200 Bastia

Du mardi au samedi,  de 9h à 12h et de 14h à 17h

Entrée libre.

www.bastia.corsica/fr/

 


Charlotte Perriand à l’Académie des beaux-arts

L’Académie expose du 13 février au 22 mars une sélection de 48 photographies sélectionnées dans le fonds photographique Charlotte Perriand, architecte et designer française, en prolongement de la grande exposition qui lui est consacrée à la Fondation Louis Vuitton jusqu’au 24 février prochain.

 

Articulée autour des principales thématiques explorées photographiquement par l’artiste de 1927 à 1940, à savoir le monde paysan, les objets naturels qualifiés par elle, Fernand Léger et Pierre Jeanneret d’« art brut », les constructions industrielles, la montagne, etc., cette exposition donne à voir un aspect plus méconnu de l’artiste et révèle un sens de la composition et une poétique très singuliers. Elle permet également d’interroger les différentes dimensions conférées à la photographie par une femme engagée dans le projet artistique et industriel progressiste de l’entre-deux guerres.

 

« C’est en regardant attentivement ses centaines de photos que j’ai – je crois – mieux compris cette femme libre, cette pionnière de la modernité qui était aussi une admiratrice de la nature, constante gourmande d’observation. (…) J’ai pris le parti de ne montrer, à de rares exceptions près, que les seules images reflétant son étonnement face à la grandeur des paysages, ou à la profondeur des visages et des regards des paysans notamment » explique Lélia Wanick Salgado, commissaire de l’exposition.

 

Exposition du 13 février au 22 mars 2020

Académie des beaux-arts

Pavillon Comtesse de Caen – Palais de l’Institut de France

27 quai de Conti – 75006 Paris

Du mardi au dimanche, de 11h à 18h

Entrée libre

www.academiedesbeauxarts.fr

 


Rencontres de Bernard Descamps à la Galerie Le Château d’Eau

Sous le titre Rencontres, le Château d’Eau présente une rétrospective du français Bernard Descamps, depuis ses premières photographies jusqu’à la série inédite Natura.
 Quatre-vingt dix photographies argentiques, tirées par l’auteur lui-même, sont exposées sur l’ensemble des galeries.

 

Après plus de quarante années durant lesquelles il a beaucoup voyagé en Afrique, Asie, Inde, le Château d’Eau a proposé à Bernard Descamps de sélectionner des images de rencontres marquantes de ces différents lieux où il a séjourné. 
Le regard du photographe graphiquement très construit en révèle des images mémorables jouant sur le déséquilibre, l’angle de vue décalé et la proximité avec le sujet.

 

« Je réalise des images qui ne décrivent pas les objets ou les événements, qui ne racontent rien, mais qui voudraient dévoiler de minuscules fragments du temps. Je cherche seulement à dialoguer avec ce qui me dépasse, ce qui me surprend, ce qui est source de rêve et de désir, restant solitaire et désespéré face au grotesque et à l’horrible, là où la philosophie et la poésie sont les seuls remèdes...
Décrire la beauté du monde, s’extasier devant la richesse des cultures, découvrir l’autre furent les révélations offertes à l’innocence des premiers voyageurs, des premiers photographes. Je ne voyage que pour me rencontrer, pour trouver mes images, celles qui sont en moi et que j’essaye inlassablement de faire apparaître.
 L’autre est un guide, un initiateur et un complice dans cette quête.
J’ai toujours espéré que derrière l’aspect visible des choses se cachait un esprit : une sorte d’animisme dans lequel la photographie pourrait révéler un peu de cet au-delà... » écrit Bernard Descamps.

 

Exposition jusqu’au 19 avril 2020

Galerie Le Château d’Eau

1 place Laganne

31300 Toulouse

 


Eric Droussent à l'Espace Photo du Perche

L'Espace Photo du Perche à Bellême présente sa nouvelle exposition, Décalage Immédiat d'Eric Droussent, jusqu'au 7 mars 2020.

 

Éric Droussent fait ses premiers pas en photo à l’âge de 14-15 ans, mais des années lui sont nécessaires pour apprendre à regarder, à cadrer, voir, pré-voir, se déplacer et anticiper les réglages avant d’appuyer sur le déclencheur.

 

C’est en 2009 qu’il a l’opportunité de présenter ses photos lors d’une exposition dans son village. Le plaisir du partage avec les visiteurs l’enhardit à renouveler l’expérience. Ces échanges fructueux au cours du temps lui donnent envie, l’encouragent et le poussent à progresser, sans se satisfaire de la facilité.

 

Inspiré par le maître espagnol Chema Madoz, il poursuit progressivement ce qui deviendra sa série Décalage Immédiat. En 2015, alors qu’il a une vingtaine de photos, Eric Droussent les montre à Marie et Patrick Blin, de la galerie Blin Plus Blin, qui lui conseillent de poursuivre. Il propose ensuite ce projet à différents festivals et prix. Après 10 ans de travail, sa série – toujours en cours – comprend maintenant plus de 120 photos singulières. Elles sont réunies dans un livre publié en 2018 aux éditions Ramsay. Un point d’orgue à cette série, toujours en format carré : des bricolages préalables à la prise de vue pour ne pas avoir à retoucher la photo.

 

Exposition jusqu'au 7 mars 2020

Espace Photo du Perche

9 rue ville close – 61130 Bellême

Du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h30

Le premier dimanche du mois, de 14h à 18h


Nouvelle exposition à la Galerie Rachel Hardouin

© Philippine Schaefer
© Philippine Schaefer

La Galerie Rachel Hardouin à Paris présente Humus réunissant photographies, encres, dessins, installations et vidéos des artistes Philippine Schaefer et Hélène Barrier.

 

Les deux femmes questionnent notre devenir crépusculaire au travers des lois de la Nature.
Elles interrogent la dureté de ce monde, noir de bile, monochrome, aussi changeant qu’un ciel couvert du nord, annonciateur d’une nouvelle ère. L’absence de couleurs rehausse les intensités émotionnelles qui se succèdent et font appel à l’alchimie : les substances photosensibles révèlent ce que Philippine Schaefer donne à voir, tandis que les pigments des encres des interventions textiles d’Hélène Barrier fixent notre regard.

 

Hélène Barrier et Philippine Schaefer se font écho pour offrir leur vision du monde, un monde primal, sauvage d’où la vie s’échappe par tous les moyens : dessins, photographies, terres, textiles, vidéos, autant d’incantations du corps et de l’esprit, de transgression des matières, pour provoquer la « chrysalide humaine ».

 

Philippine Schaefer, plasticienne, présente une série de photographies élaborées sur la période 2017-2019 à la résidence d’artistes le DOC à Paris.
Sa recherche photographique, et plus précisément le photogramme, est empreinte du corps, son propre corps faisant matière. Les images naissent dans la chambre noire, généalogies intimes et enfantements universels. Diplômée à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris en 1997, la sculpture fait place à la performance au cours de ses études et le corps devient son terrain d’exploration. La photographie s’impose alors comme témoin de ses introspections.

 

Hélène Barrier, plasticienne autodidacte, construit des œuvres polymorphes en résonance avec son environnement. Influencée par les architectures animales et les paysages, elle crée des modules textiles qu’elle installe, répète, dont elle modifie l’échelle pour envisager autant de perspectives possibles.
Elle complète ces structures par du dessin ou de la céramique. Depuis 2016, elle élabore un projet de masques, dessins, broderies, sculptures et vidéos autour du Minotaure, son alter ego masculin et figure totémique. Un corpus protéiforme nourrit des scénographies expérimentales où l’auto fiction rejoint une généalogie mythologique.

 

Alexandra Pasquer sera présente samedi 7 septembre à la galerie pour présenter le numéro 38 de Profession Photographe. Vous pourrez l’acheter ou vous abonner !

 

Infos pratiques :

Exposition jusqu’au 30 septembre 2019

Galerie Rachel Hardouin

Bâtiment A en entrant à gauche – 4e étage

15 rue Martel – 75010 Paris

www.15martel.com


Didier Leplat à l'Espace Photo du Perche

Après avoir exposé les résultats du concours des Photographies de l'année 2019 tout l'été, l'Espace Photo du Perche à Bellême présente les Portraits de photographes au Trombinotron de Didier Leplat, jusqu'au 2 novembre prochain.

 

Inventeur, bricoleur, graphiste et photographe, Didier a imaginé le Trombinotron, une machine fantastique pour faire des portraits, qui permet de naviguer à travers les siècles puisque le chemin parcouru par la lumière passe à travers un objectif datant de 1890 et traverse une chambre en bois de 1930, pour finalement se retrouver piégée par un capteur numérique contemporain.

 

Parallèlement aux « Bissections symbolisantes » débutées en 1980, aux « Univers Virtuels », apparus dès 2002, et au « Trombinotron » mis au point en 2010, tous ses projets graphiques mêlent comme toujours, poésie, humour et invention.

 

 

 

Exposition jusqu'au 2 novembre 2019

Espace Photo du Perche

9 rue ville close – 61130 Bellême

Du mardi au samedi, de 10h à 12h et de 14h à 18h30

Le premier dimanche du mois, de 14h à 18h


Yan Morvan à la Fondation Auer Ory pour la photographie

 

 

La Fondation Auer Ory présente l’exposition Yan Morvan : Belfast, mai 1981 du 19 septembre au 17 novembre prochain. Le photographe français, lauréat de nombreux prix dont le prix Robert Capa en 1983 et un World Press en 1986, expose une série d’images réalisées en Irlande, lors des événements liés aux grèves de la faim des nationalistes irlandais en 1981.

 

« Infortunée et misérable Irlande, l’île aux 150 royaumes gaéliques, « colonie » anglaise depuis plus de sept siècles, n’en finit pas de lutter – en 1981, un de ses fils, Bobby Sands, suivi par neuf de ses compagnons, décide d’offrir sa vie à la cause de l’indépendance. 

 

C’est cette Irlande passionnée, indomptable et indomptée que j’ai photographiée avant, pendant et après le martyr de Bobby Sands. »

 

 

 

 

 

Exposition du 19 septembre au 17 novembre 2019

Fondation Auer Ory pour la photographie

Rue du couchant 10

1248 Hermance – Suisse

www.auerphoto.com