Elina Brotherus au Musée de Bastia

Le Centre Méditerranéen de la Photographie présente l’exposition Sebaldiana. Memento mori d’Elina Brotherus, résultat d’une commande photographique, au musée de Bastia, du 20 février eu 22 mars prochain.

 

La photographe finlandaise s’est beaucoup inspirée des écrits sur la Corse de W. G. Sebald – « écrivain unique et difficilement classable : entre essayiste, romancier et historien, il est érudit sans être ennuyeux, poétique sans sentimentalisme » comme elle le décrit – pour créer les photos réunies dans cette exposition. « Sebald est devenu mon guide pour la Corse. Je me suis rendue aux endroits dont il parle : la forêt d’Aïtone et le massif de Bavella ; l’hôtel, la plage et le cimetière de Piana ainsi que son arrière-pays avec ses roches sculptées » explique Elina Brotherus.

 

Ses œuvres font partie de prestigieuses collections publiques : centre Pompidou et centre national des arts plastiques en France, Fondation Kadist à Paris, Hasselblad Center à Göteborg, Kiasma Museum of Contemporary Art à Helsinki et Moderna Museet à Stockholm, Saatchi Collection, London and MAXXI, Rome. Elle a été récompensée par plusieurs prix, dont le Prix Niépce en France (2005) et le Prix national de la photographie en Finlande (2008). Elle a remporté le prix Carte blanche PMU, France, en 2017.

 

 

Exposition du 20 février au 22 mars 2020

Musée de Bastia – Palais des Gouverneurs

Place du donjon – La Citadelle – 20200 Bastia

Du mardi au samedi,  de 9h à 12h et de 14h à 17h

Entrée libre.

www.bastia.corsica/fr/

 


Charlotte Perriand à l’Académie des beaux-arts

L’Académie expose du 13 février au 22 mars une sélection de 48 photographies sélectionnées dans le fonds photographique Charlotte Perriand, architecte et designer française, en prolongement de la grande exposition qui lui est consacrée à la Fondation Louis Vuitton jusqu’au 24 février prochain.

 

Articulée autour des principales thématiques explorées photographiquement par l’artiste de 1927 à 1940, à savoir le monde paysan, les objets naturels qualifiés par elle, Fernand Léger et Pierre Jeanneret d’« art brut », les constructions industrielles, la montagne, etc., cette exposition donne à voir un aspect plus méconnu de l’artiste et révèle un sens de la composition et une poétique très singuliers. Elle permet également d’interroger les différentes dimensions conférées à la photographie par une femme engagée dans le projet artistique et industriel progressiste de l’entre-deux guerres.

 

« C’est en regardant attentivement ses centaines de photos que j’ai – je crois – mieux compris cette femme libre, cette pionnière de la modernité qui était aussi une admiratrice de la nature, constante gourmande d’observation. (…) J’ai pris le parti de ne montrer, à de rares exceptions près, que les seules images reflétant son étonnement face à la grandeur des paysages, ou à la profondeur des visages et des regards des paysans notamment » explique Lélia Wanick Salgado, commissaire de l’exposition.

 

Exposition du 13 février au 22 mars 2020

Académie des beaux-arts

Pavillon Comtesse de Caen – Palais de l’Institut de France

27 quai de Conti – 75006 Paris

Du mardi au dimanche, de 11h à 18h

Entrée libre

www.academiedesbeauxarts.fr

 


Rencontres de Bernard Descamps à la Galerie Le Château d’Eau

Sous le titre Rencontres, le Château d’Eau présente une rétrospective du français Bernard Descamps, depuis ses premières photographies jusqu’à la série inédite Natura.
 Quatre-vingt dix photographies argentiques, tirées par l’auteur lui-même, sont exposées sur l’ensemble des galeries.

 

Après plus de quarante années durant lesquelles il a beaucoup voyagé en Afrique, Asie, Inde, le Château d’Eau a proposé à Bernard Descamps de sélectionner des images de rencontres marquantes de ces différents lieux où il a séjourné. 
Le regard du photographe graphiquement très construit en révèle des images mémorables jouant sur le déséquilibre, l’angle de vue décalé et la proximité avec le sujet.

 

« Je réalise des images qui ne décrivent pas les objets ou les événements, qui ne racontent rien, mais qui voudraient dévoiler de minuscules fragments du temps. Je cherche seulement à dialoguer avec ce qui me dépasse, ce qui me surprend, ce qui est source de rêve et de désir, restant solitaire et désespéré face au grotesque et à l’horrible, là où la philosophie et la poésie sont les seuls remèdes...
Décrire la beauté du monde, s’extasier devant la richesse des cultures, découvrir l’autre furent les révélations offertes à l’innocence des premiers voyageurs, des premiers photographes. Je ne voyage que pour me rencontrer, pour trouver mes images, celles qui sont en moi et que j’essaye inlassablement de faire apparaître.
 L’autre est un guide, un initiateur et un complice dans cette quête.
J’ai toujours espéré que derrière l’aspect visible des choses se cachait un esprit : une sorte d’animisme dans lequel la photographie pourrait révéler un peu de cet au-delà... » écrit Bernard Descamps.

 

Exposition jusqu’au 19 avril 2020

Galerie Le Château d’Eau

1 place Laganne

31300 Toulouse

 


Eric Droussent à l'Espace Photo du Perche

L'Espace Photo du Perche à Bellême présente sa nouvelle exposition, Décalage Immédiat d'Eric Droussent, jusqu'au 7 mars 2020.

 

Éric Droussent fait ses premiers pas en photo à l’âge de 14-15 ans, mais des années lui sont nécessaires pour apprendre à regarder, à cadrer, voir, pré-voir, se déplacer et anticiper les réglages avant d’appuyer sur le déclencheur.

 

C’est en 2009 qu’il a l’opportunité de présenter ses photos lors d’une exposition dans son village. Le plaisir du partage avec les visiteurs l’enhardit à renouveler l’expérience. Ces échanges fructueux au cours du temps lui donnent envie, l’encouragent et le poussent à progresser, sans se satisfaire de la facilité.

 

Inspiré par le maître espagnol Chema Madoz, il poursuit progressivement ce qui deviendra sa série Décalage Immédiat. En 2015, alors qu’il a une vingtaine de photos, Eric Droussent les montre à Marie et Patrick Blin, de la galerie Blin Plus Blin, qui lui conseillent de poursuivre. Il propose ensuite ce projet à différents festivals et prix. Après 10 ans de travail, sa série – toujours en cours – comprend maintenant plus de 120 photos singulières. Elles sont réunies dans un livre publié en 2018 aux éditions Ramsay. Un point d’orgue à cette série, toujours en format carré : des bricolages préalables à la prise de vue pour ne pas avoir à retoucher la photo.

 

Exposition jusqu'au 7 mars 2020

Espace Photo du Perche

9 rue ville close – 61130 Bellême

Du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h30

Le premier dimanche du mois, de 14h à 18h


Nouvelle exposition à la Galerie Rachel Hardouin

© Philippine Schaefer
© Philippine Schaefer

La Galerie Rachel Hardouin à Paris présente Humus réunissant photographies, encres, dessins, installations et vidéos des artistes Philippine Schaefer et Hélène Barrier.

 

Les deux femmes questionnent notre devenir crépusculaire au travers des lois de la Nature.
Elles interrogent la dureté de ce monde, noir de bile, monochrome, aussi changeant qu’un ciel couvert du nord, annonciateur d’une nouvelle ère. L’absence de couleurs rehausse les intensités émotionnelles qui se succèdent et font appel à l’alchimie : les substances photosensibles révèlent ce que Philippine Schaefer donne à voir, tandis que les pigments des encres des interventions textiles d’Hélène Barrier fixent notre regard.

 

Hélène Barrier et Philippine Schaefer se font écho pour offrir leur vision du monde, un monde primal, sauvage d’où la vie s’échappe par tous les moyens : dessins, photographies, terres, textiles, vidéos, autant d’incantations du corps et de l’esprit, de transgression des matières, pour provoquer la « chrysalide humaine ».

 

Philippine Schaefer, plasticienne, présente une série de photographies élaborées sur la période 2017-2019 à la résidence d’artistes le DOC à Paris.
Sa recherche photographique, et plus précisément le photogramme, est empreinte du corps, son propre corps faisant matière. Les images naissent dans la chambre noire, généalogies intimes et enfantements universels. Diplômée à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris en 1997, la sculpture fait place à la performance au cours de ses études et le corps devient son terrain d’exploration. La photographie s’impose alors comme témoin de ses introspections.

 

Hélène Barrier, plasticienne autodidacte, construit des œuvres polymorphes en résonance avec son environnement. Influencée par les architectures animales et les paysages, elle crée des modules textiles qu’elle installe, répète, dont elle modifie l’échelle pour envisager autant de perspectives possibles.
Elle complète ces structures par du dessin ou de la céramique. Depuis 2016, elle élabore un projet de masques, dessins, broderies, sculptures et vidéos autour du Minotaure, son alter ego masculin et figure totémique. Un corpus protéiforme nourrit des scénographies expérimentales où l’auto fiction rejoint une généalogie mythologique.

 

Alexandra Pasquer sera présente samedi 7 septembre à la galerie pour présenter le numéro 38 de Profession Photographe. Vous pourrez l’acheter ou vous abonner !

 

Infos pratiques :

Exposition jusqu’au 30 septembre 2019

Galerie Rachel Hardouin

Bâtiment A en entrant à gauche – 4e étage

15 rue Martel – 75010 Paris

www.15martel.com


Didier Leplat à l'Espace Photo du Perche

Après avoir exposé les résultats du concours des Photographies de l'année 2019 tout l'été, l'Espace Photo du Perche à Bellême présente les Portraits de photographes au Trombinotron de Didier Leplat, jusqu'au 2 novembre prochain.

 

Inventeur, bricoleur, graphiste et photographe, Didier a imaginé le Trombinotron, une machine fantastique pour faire des portraits, qui permet de naviguer à travers les siècles puisque le chemin parcouru par la lumière passe à travers un objectif datant de 1890 et traverse une chambre en bois de 1930, pour finalement se retrouver piégée par un capteur numérique contemporain.

 

Parallèlement aux « Bissections symbolisantes » débutées en 1980, aux « Univers Virtuels », apparus dès 2002, et au « Trombinotron » mis au point en 2010, tous ses projets graphiques mêlent comme toujours, poésie, humour et invention.

 

 

 

Exposition jusqu'au 2 novembre 2019

Espace Photo du Perche

9 rue ville close – 61130 Bellême

Du mardi au samedi, de 10h à 12h et de 14h à 18h30

Le premier dimanche du mois, de 14h à 18h


Yan Morvan à la Fondation Auer Ory pour la photographie

 

 

La Fondation Auer Ory présente l’exposition Yan Morvan : Belfast, mai 1981 du 19 septembre au 17 novembre prochain. Le photographe français, lauréat de nombreux prix dont le prix Robert Capa en 1983 et un World Press en 1986, expose une série d’images réalisées en Irlande, lors des événements liés aux grèves de la faim des nationalistes irlandais en 1981.

 

« Infortunée et misérable Irlande, l’île aux 150 royaumes gaéliques, « colonie » anglaise depuis plus de sept siècles, n’en finit pas de lutter – en 1981, un de ses fils, Bobby Sands, suivi par neuf de ses compagnons, décide d’offrir sa vie à la cause de l’indépendance. 

 

C’est cette Irlande passionnée, indomptable et indomptée que j’ai photographiée avant, pendant et après le martyr de Bobby Sands. »

 

 

 

 

 

Exposition du 19 septembre au 17 novembre 2019

Fondation Auer Ory pour la photographie

Rue du couchant 10

1248 Hermance – Suisse

www.auerphoto.com